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jjrousseau
germaine grandier

Entrée : 5€ - Etudiant : 4€

 

Entracte et Bar

 

Infos et Réservation : 071/45.10.46

 

avec la collaboration de la Posterie de Courcelles - Centre Culturel

 

 

CINEMA au CHÂTEAU

J-J ROUSSEAU

Le SAMEDI 23 octobre 2010

19h

 

Projection de 3 films du cinéaste de l'absurde, Jean-Jacques Rousseau.

 

"LES COMPAGNONS DE JUSTICE"

"LA MECANIQUE DU RASOIR"

"GERMAINE GRANDIER"

 

Jean-Jacques Rousseau est un réalisateur belge de cinéma, né à Souvret (Courcelles, Belgique) après la Seconde Guerre mondiale. Il refuse de donner sa date de naissance et de montrer son visage, de peur que les médias déforment son image. Il considère la révélation de son identité comme une fin. Il défend un cinéma populaire au sens premier du terme, fait de budgets limités avec des acteurs non professionnels. Ses films voyagent entre réalisme et surréalisme. Son œuvre témoigne en direct de l’apprentissage du cinéma et de la création/constitution de son propre langage par un cinéaste.

Voilà un personnage hors du commun ! Fou de cinéma, underground à sa manière, ce réalisateur qui ne filme jamais sans sa cagoule est surtout un homme au grand cœur. JJR a un univers qui ne ressemble à aucun autre, unique en son genre, unique au monde. Il déroute, fait rire, bouscule les conventions et filme envers et contre tout et tous. Ses films sont des ovnis. Il entraîne dans son sillage une troupe d’acteurs, d’artistes qui, au travers de ses films, bouscule avec lui les codes du cinéma. Tous se marrent bien et forment une vraie famille. Si des gens aussi prestigieux que Jan Kounen, Noël Godin et Eric Naulleau soutiennent son cinéma, c’est un grand pied-de-nez à tous ses détracteurs.

 

LES COMPAGNONS DE JUSTICE -

- Prix du Public au festival du film de Charleroi en 1974

Synopsis : Un homme tue son oncle et hérite. Mais c'est sans compter sur la secte à laquelle adhérait le défunt du temps de son vivant : les Compagnons de Justice. L'homme va alors vivre son pire cauchemar.

22 min. - année 1974, remastérisé en 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA MECANIQUE DU RASOIR

- Synopsis : Il s'agit d'un pamphlet contre la peine de mort. Jean-Jacques Rousseau critique l'ode meurtrière qui peut survenir chez n'importe qui, toujours avec son sens de l'absurde et de la mise en dérision des situations. Au mois Brumaire de l'an II du Calendrier Républicain, le Tribunal Révolutionnaire décide de faire justice. Une justice expéditive et ciblée. Les femmes sont accusées de tous les maux de la société et devront donc passer par les mains du bourreau, Aloïs de Snefeler. Les parodies de procès s'enchaînent et la lame de la « Louise » se fait entendre jours et nuits.
Saint-Just légitime ses actes en les faisant passer comme nécessaires à la démocratie qu-il met en place. Santerre, l'accusateur public, ne voit qu'une occasion de se venger des femmes qui l'ont fait souffrir. Le bourreau, quant à lui, héros du récit, subit quelques problèmes conjugaux qu'il refoule en se concentrant sur son outil de travail.

Aloïs de Snefeler, maniaque du couperet, est aux petits soins pour sa compagne. Celle-ci répond au doux nom de Louise et fait honneur à son père, le docteur Ignace Guillotin. Au pied de la veuve, les têtes tombent. Mais pas n'importe quelles têtes ... Le gibier préféré du bourreau se décline au féminin. Voleuses ou volages, pies ou impies, paysannes ou courtisanes, elles finissent toutes par mettre la tête au panier. Autour d'Aloïs, les rangs s'éclaircissent, mais attention ! ... Coupera bien qui coupera le dernier !
Ce film, le 39ème de Jean-Jacques Rousseau, est dédié aux partisans de la peine de mort.

30 min. - 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GERMAINE GRANDIER

- Synopsis :C’est l’histoire d'un homme dont la jeune épouse se tue le jour de leur mariage. Quarante ans plus tard, il vit toujours dans la souffrance et le désespoir, seul, se réfugiant dans les recueils de poésie. Un jour, vieux, usé et au bord de la mort, il décide de sortir de sa demeure pour accomplir son chant du cygne. Dans le parc de sa propriété, il croise au hasard d'une allée une jeune femme assise sur un banc et ressemblant étonnamment à son épouse. Il lui parle mais elle fuit. Il tente de la suivre mais elle disparaît. Perturbé, il profane la tombe dans laquelle son épouse repose, vérifiant si le cadavre y est toujours présent. Il découvre avec stupéfaction que le corps a disparu ! Affolé, il sort de la crypte et se dirige vers l'Hôtel de Ville dans un élan de désespoir. Il voit qu'un mariage s'y déroule. Il s'approche et reconnaît son épouse en robe de mariée. Il tente de prévenir les invités du drame qui va se produire mais ils ne réagissent pas. Il s'approche du marié mais personne ne le voit, il est invisible. La femme tombe au bas des escaliers et se tue. Le jeune mari est terrorisé. Le vieil homme comprend que son destin est de vivre pour l'éternité dans la souffrance de la solitude. Le passé est le futur et le futur est le passé. Il est condamné à revivre un cycle perpétuel de quarante ans de souffrance. La mort ne sera jamais pour lui que le berceau d'une autre mort. Il est condamné à revivre le même calvaire, quarante ans de solitude

- 25 min. - 1972, revu en 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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